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Modgliani, Picasso and Salmon, 1915

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Peintres/Painters:

Moïse Kisling : Ami intime de Salmon qui a préfacé deux de ses expositions (Gal. Druet, 1919, gal. P. Guillaume, 1924 ) et lui a consacré une monographie (1927). A fait plusieurs portraits de Salmon dont il a partagé la vie à Paris comme à Sanary. Son fils Jean Kisling est le filleul du poète.

Jules Pascin :  A vécu avec Salmon les heures chaudes de Montparnasse et laissé du poète et de sa femme Jeanne de nombreux portraits ; a orné d’une gravure originale Vénus dans la Balance (1926).

Pablo Picasso : Héros majeur de la critique d’art de Salmon qui voit en lui « l’animateur » d’un renouveau dont Matisse a été « le précurseur » et Derain « le régulateur ». A orné d’une gravure Poèmes (1905), et de nombreux dessins, Le Manuscrit trouvé dans un chapeau (1919). On lui doit plusieurs portraits de Salmon (dont l’un en frontispice de Peindre, 1921). 

Les trois volumes de Souvenirs sans fin de Salmon s’ouvrent chacun sur un portrait de l’auteur par Picasso, Kisling et Pascin.

Ecrivains/writers :

Guillaume Apollinaire : « Notre amitié a été le fleuve qui nous a fertilisés » écrit-il dans le « Poème lu au mariage d’André Salmon le 13 juillet 1909 ». Dans Vers et Prose, il lui a consacré un bel hommage en 1908, auquel répond  en 1910 un portrait  métaphorique de Guillaume l’enchanteur par Salmon. Ensemble ils ont mené la bataille de l’art vivant et fondé deux jeunes revues, Le Festin d’Esope et Les Soirées de Paris.

Max Jacob : A correspondu avec Salmon pendant près de quarante ans et fait de lui un portrait à la mine de plomb ; lui a dédicacé Le Phanérogame « en souvenir de la rue Ravignan » (1918) et Le Terrain Bouchaballe : « À André Salmon, poète et précurseur des poètes modernes, mon admiré et respecté ami » (1923). Salmon  lui a consacré un chapitre de Propos d’atelier (1922) et une monographie : Max Jacob poète, peintre, mystique et homme de qualité (1927). Il l’a peint sous les traits de Septime Febur dans La Négresse du Sacré-Cœur (1920) et lui a dédié ses Archives du Club des Onze (1923).

Pierre Mac Orlan : A connu Salmon au Lapin agile à Montmartre où ils ont partagé  les mêmes épreuves : bourse plate, mauvais gîtes et repas problématiques. Se sont souvent retrouvés à Saint-Cyr-sur-Morin où leur ami commun Julien Callé avait ouvert l’Auberge de l’Oeuf dur et du Commerce. Très proches par un certain sens du fantastique social, ils ont tracé l’un de l’autre plusieurs portraits littéraires dans leurs mémoires. Mac Orlan a été le témoin de Salmon lors de son second mariage avec Léo (de son vrai nom Angèle Miey).

 

Dans la génération suivante, Salmon a été très lié avec le poète Jean Follain et sa femme Madeleine, fille de Maurice Denis ; avec le peintre Alfred Gaspart qui a fait de lui de nombreux portraits.